Soie Bavarde

Le blog de Soie Essentielle

Bobines de soie

26 octobre 2016
par Stefanie
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Color Silk – une filière de la soie traditionnelle, sociale et écologique

Color Silk, c’est d’abord la vision d’une jeune femme cambodgienne. Fraîchement diplômée de l’université royale de droit et d’économie, Vanntha Ngorn, fille de tisserande, a un rêve, ou plutôt deux : permettre d’une part aux femmes en détresse dans les milieux ruraux de sortir de leur misère, et d’autre part sauvegarder le savoir faire du travail artisanal de la soie, une des anciennes richesses du Cambodge vouée à disparaître.

L’entreprise

En 2008 elle gagne un concours étudiant de business plan. En 2009, une crise économique affecte le pays, et en particulier la filière de la soie. Les femmes sont forcées à quitter les leurs pour trouver du travail à l’étranger, les familles ne peuvent plus se permettre d’envoyer leurs enfants à l’école, ou n’y envoient que les garçons.

Bobines de soie

Bobines de soie

C’est de là que naît Color Silk en 2009, entreprise à but social spécialisée dans le travail de la soie. Color Silk emploie essentiellement des femmes ayant très peu de moyens en milieux rural. Ces femmes sont éduquées en premier dans le métier de tisserande, mais à présent aussi de couturières ou même styliste et reçoivent une aide pour s’équiper localement, ainsi que de la matière première. Cela leur permet ainsi de rester dans leur village, auprès de leur famille, tout en ayant un emploi stable et rémunéré correctement qui leur permet d’offrir enfin une éducation à leurs enfants.

Tissage de la soie

Tissage de la soie

L’entreprise Color Silk rafle régulièrement des prix, que ce soit dans le domaine de l’entrepreneuriat féminin, ou du développement. De 10 membres de la communauté de tisserandes en 2009, la structure est passée à 500, implantés dans 6 villages de la province de Takeo. Une centaine de métiers à tisser permettent une production moyenne de 1200 m de soie et 360 écharpes de très belle qualité par mois.

Détail tissage de la soie

Détail tissage de la soie

La fondation

En 2011, Color Silk créée une fondation pour gérer le centre de formation au tissage de la soie de Slar dans la province de Takéo. Les femmes qui suivent ces formations peuvent ensuite devenir membre de l’entreprise Color Silk.

Cocons de soie dorée

Cocons de soie dorée

Depuis 2014, de nouvelles subventions permettent à la fondation de se diversifier pour couvrir toutes les étapes de la filière de la soie à travers 3 nouveaux programmes:

  • La réintroduction de la sériciculture au Cambodge : en effet celle-ci avait presque disparu, et 90% de la soie utilisée au Cambodge provient du Vietnam. Or la soie traditionnellement produite au Cambodge, la « soie dorée« , est d’une très belle qualité, plus résistante, lumineuse et brillante que la soie blanche plus répandue. La fondation encourage les paysans à planter des mûriers et éduquer le ver à soie sur leurs terres grâce à des contrats agricoles  alléchants.
  • La sensibilisation des producteurs et tisseurs de soie à l’écologie :  former à l’utilisation de colorants non toxiques, pour préserver l’environnement et plus particulièrement l’eau de la pollution due aux colorants chimiques, ainsi que pour la santé de tous ceux qui travaillent avec la soie teinte. Color Silk n’emploie déjà que des teintures certifiées oeko-tex, et Vanntha souhaite développer l’utilisation de colorants naturels provenant de plantes locales.
  • La formation à travers des stages et des ateliers au métier de couturière ou styliste : pour pouvoir proposer une gamme élargie de produits finis plus attrayants pour les acheteurs.
Soie dorée brute

Soie dorée brute

Color Silk – entreprise et fondation – reste une petite structure gérée par la seule Vanntha Ngorn aidée d’une assistante et qui n’a ni l’envergure ni la visibilité des plus grands. Mais Vanntha réussi quand même son pari à son échelle : sauver de la pauvreté 500 femmes, et par ce biais, améliorer les conditions de vie d’un total de 12000 personnes, tout en sauvegardant le savoir faire traditionnel du travail de la soie, de la production du fil au tissage et à la confection. Bravo !

Sac rose en soie

9 décembre 2015
par Stefanie
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Quelques idées de cadeaux pour Noël

A deux semaines de Noël, avez-vous tous vos cadeaux? moi j’avoue je suis encore loin du compte ! alors si c’est votre cas voici quelques idées glanées au fil de rencontres professionnelles aussi bien que personnelles.

Le cadeau enfant utile

Pour les plus petits, parce qu’ils vont déjà avoir beauuucoup de jouets de tout le monde, et qu’ils n’ont pas encore l’âge de râler quand ils n’ont pas eu ce qu’ils voulaient… et parce que moi mon truc c’est le voyage, je vous conseille la boutique du Poussin Voyageur. Plein d’idées cadeau sympa et utiles pour les enfants baroudeurs. Comme, par exemple, le siège nomade. Il ne prend pas de place et permet d’asseoir bébé sur n’importe quelle chaise.

  • Siège nomade Totseat chez Poussin Voyageur : 32,89€

Poussin Voyageur

Le cadeau lecture

Quand je n’ai vraiment plus d’idées, le livre est toujours ma solution de repli – probablement parce que je suis moi-même une grande lectrice. On peut bien sûr piocher dans la liste de best-seller le dernier roman à la mode, ou on peut offrir le livre d’un jeune auteur.

Julie Huleux, romancière glamour, vient de sortir les deux premiers épisodes d’une série aussi piquante et gourmande que son auteure: « La love compagnie » relate les aventures des sapeurs-pompiers d’une caserne à Paris. Action, romance, érotisme, tout y est dans un joli style littéraire.

  • Version papier – 1 épisode : 5 €
  • Version e-book – 1 épisode : 1,99 €

 la love compagnie

Le cadeau souvenir

Une séance avec un photographe, pour offrir de belles images d’elle à une personne qu’on aime, un couple, une famille, et faire une jolie parenthèse parmi les instantanés flouisants et les selfies déformants qui nous inondent. Idéal pour des cadeaux collectifs.

Sur Montpellier, Barbara Rolland est une photographe pleine de sensibilité et de justesse qui saura montrer le meilleur de ses modèles d’un jour.

  • Séances portraits en solo, couple ou famille: 145 €

Barbara Rolland photographie

Le cadeau inspiré

Vous devez trouver un cadeau pour une personne qui vit à 100 à l’heure, toujours pleine de projets et de questions? Le cahier pratique « ma fabuleuse année 2016 » de Diane Ballonad-Rolland – experte en organisation personnelle et gestion du temps – lui permettra de se recentrer sur l’essentiel: faire le bilan de 2015, poser les jalons de la nouvelles année et avancer en faisant des choix éclairés. Le plus, c’est un cahier téléchargeable, et donc facile à offrir même à distance!

  • Cahier pratique – ma fabuleuse année 2016 : 16 € en pré-commande

cahier pratique

Et aussi…

Promenez-vous sur les marchés de Noël, d’artisanat, les boutiques éphémères, et cherchez les créateurs. Une mine de cadeaux beaux, originaux et éthiques.

unravel

8 octobre 2015
par Stefanie
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Mode éthique, on recycle!

La semaine dernière, j’étais à une soirée fille « vide dressing » organisée par une super asso de mon village. C’est à la mode, le vide dressing, vous pratiquez? Moi j’adore.

Et c’est l’occasion de se pencher un peu sur ce côté de la mode éthique qu’est la deuxième (ou troisième, ou Nième) vie de nos vêtements. Car vous en conviendrez, porter un habit une saison puis le mettre à la poubelle pour faire la place aux dix autres vêtements pour lesquels on vient de craquer, c’est pas très bon pour la planète. Mais d’un autre côté, porter la même garde-robe pendant 10 ans, on a pas trop envie non plus (ah en fait c’est pas vrai, j’adorerais pouvoir mettre cette jolie robe taille 36 que je portais il y a 15 ans…).

Que faire pour concilier tout cela? C’est simple, on ne mets rien à la poubelle ! on troque, on revend, on donne, on recycle.

Il y a peut être des événements vide-dressing dans votre région? et si ce n’est pas le cas, rien ne vous empêche d’en faire chez vous, avec quelques amies, et s’il y a de la place, les amies des amies, plus on est de folles plus on rit. C’est l’occasion de se refaire sa garde robe sans qu’elle déborde, puisqu’on vide en même temps. On va se débarrasser de ces vêtements qu’on adore et qu’on rechigne à jeter mais qu’on ne peut plus mettre et qui pourtant iraient à merveille à la copine. Et puis ces vêtements qu’on n’aime plus mais qui feront la joie de la voisine. En même temps, on va dénicher plein de jolies choses, en plus on les aura essayées avec critique de l’assemblée, pas d’erreur possible. Et le tout sans rien débourser, qui dit mieux!

vide dressing

S’il y a des vêtements dont vous voulez retirer un petit quelque chose, vendez-les, sur le bon coin, via les pages facebook dédiées aux ventes d’occase qui florissent un peu partout, ou dans un dépot-vente si passer par internet vous rebute. Pour donner, les mêmes canaux sont valables, ainsi que les sites du style donnons.org.

Les bricoleuses pourront faire de la récupe. Les idées foisonnent sur les sites de couture, pour que vos vêtements puisse se réincarner en d’autres vêtements ou accessoires. Ca fait de jolis cadeaux. Et si vous même n’êtes pas trop dans le maniement des aiguilles, allez quand même voir ce qui se fait en matériaux recyclés sur a little market. Allez, au hasard, la boutique Sardine et Chocolat qui propose plein d’objet de seconde vie. Les achats éthiques, c’est aussi ça.

Et si vous voulez juste vous en débarrasser? pas envie de vendre, pas l’énergie de mettre des photos en ligne pour donner, ou simplement parce que les vêtements sont abîmés. Non, non, pas la poubelle on a dit! On met tout dans un sac bien fermé, en s’assurant que ce soit sec, les chaussures attachées ensemble et on trouve un conteneur approprié. Il existe en France plus de 36000 points de collecte TLC (textile, linge, chaussures). Il y en a forcément un pas loin de chez vous, un petit tour sur le site la fibre du tri pour trouver le plus proche.

le relais

Moi je donne à une friperie associative tout ce qui est en bon état, et le reste, je le mets dans un conteneur « le Relais », il y en a un à 500m de chez moi. Le Relais, c’est une entreprise solidaire membre d’Emmaüs France. Son action est à la fois sociale et écologique. En France, le Relais lutte contre l’exclusion grâce à la réinsertion par le travail. En Afrique, l’entreprise apporte aussi une aide au développement en exportant des TLC non triés, ce qui génère du travail en plus des vêtements à bas coût. Enfin, la revalorisation des TLC permet de diminuer fortement leur impact écologique. Les vêtements sont triés en plusieurs filières: des friperies, du recyclage en chiffons ou en matériaux d’isolation, l’export, pour finir avec seulement 3% de déchets.

Pour finir, bien sûr, on n’utilise pas ces filières que pour vider nos placard. On en profite pour les re-remplir, de choses nouvelles pour nous, même si elles sont d’occasion, car on gère notre consommation.Vous avez une idée de ce que représentent ces tonnes de vêtements mis au rebut? Regardez donc cette vidéo, d’une entreprise de recyclage en Inde. Une ouvrière, effarée par la quantité et la qualité de ce qui lui passe entre les mains  se demande si peut être les femmes occidentales préfèrent jeter leur vêtements que de les laver. http://aeon.co/video/society/unravel-how-india-recasts-the-clothes-the-west-throws-away/

unravel

Alors oui, on profite, des vide-dressing, du bon coin, des fripes associatives, et des copines qui vident leur placards et ne savent qu’en faire. Personnellement, mes vêtements favoris sont souvent ceux que je n’ai pas acheté neufs… et grâce aux économies, vous pourrez vous offrir plus facilement ce T-shirt de qualité en coton bio-équitable, ou cette robe faite main par une couturière française au lieu de vous contenter du made inhumain pas cher (mais à quel prix!) qui tombera en lambeau au bout de 3 lavages…

asie cyclette

5 octobre 2015
par Stefanie
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Asie-cyclette pour les enfants du Mékong

Ils ont parcouru 12000 km en tandem, à travers la Malaisie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge pour finir au Vietnam. Caroline et Xavier ont vécu une aventure extraordinaire, en portant à la force du mollet, le projet de l’association caritative Enfants du Mékong « écoliers solidaires ». Le but du projet Asie-cyclette? Trouver des parrains pour que des enfants défavorisés de l’Asie du sud-est puisse suivre une scolarité normale et aspirer à un avenir meilleur.

asie cyclette

Enfants du Mékong est une association de bienfaisance qui existe depuis 1958. Elle a été créée à Vientiane, au Laos par René Péchard, un dentiste français vivant là-bas. En près de 60 ans, l’association s’est adapté, a survécu à la guerre pendant laquelle elle était d’autant plus indispensable,  grandi, s’est développé. Elle a structuré le système de parrainage pour faciliter l’aide aux enfants et mis en place de nombreux programmes d’aide aux enfants en situation précaire.

asie cyclette

A travers le blog Asie-cyclette, vous pouvez revivre le voyage du jeune couple, les paysages fabuleux, les moments fort, les émotions. Vous pourrez découvrir aussi le début de l’histoire, les questionnements, les doutes, la décision et enfin les préparatifs. Car partir 9 mois à l’aventure ne s’improvise pas.

asie cycletteJ’ai choisi pour vous cette vidéo qui relate leur arrivée sur le delta du Mékong, vers la fin de leur voyage. Ce passage m’a interpellé car il s’agit du Vietnam, mais aussi parce qu’on y voit entre autre quelques images de production de soie. Les mûriers, les cocons, la filature…

Vous avez envie de suivre une aventure en direct? Il y a quelques jours, Caroline et Xavier d’asie cyclette ont passé le relais à Laurène, Charles, Tanguy et Louis, le quatuor de facteurs du Mékong 2, qui ont commencé un périple Bangkok-Paris, qui leur permettra de transporter les lettres de 100 enfants jusqu’à leurs parrains en France.

11 septembre 2015
par Stefanie
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Bibi Russel, icône de la mode éthique

Cet été vous avez adoré les bracelets multicolores en fil de soie. Le billet du jour est dédié à leur créatrice, Bibi Russell, une femme formidable. Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, récompensée par de nombreux prix internationaux, voici le parcours de cet ancien top-model reconvertie en super-héroïne de la mode pour le bien de son pays et de l’environnement.

Bibi Russell est Bangladaise. D’abord étudiante en économie dans son pays, elle quitte le Bangladesh en 1972 et deviens la première femme de son pays à s’inscrire au London college of Fashion. Son diplôme en poche, elle se tourne vers le mannequinat et devient modèle, travaillant pour des magazines tels que Vogue, Cosmopolitain et Harper’s Bazaar.  Véritable icône de la mode, elle défile aussi pour Yves Saint Laurent, Chanel, Kenzo et Giorgio Armani…

Bibi Russell

Bibi a grandi dans un village culturellement très riche, ou elle était entourée d’artistes, de musiciens, artisans, politiciens, mais qui par contraste étaient tous très pauvres. C’est pourquoi lorsqu’en 1994 elle met un terme à sa carrière de mannequin, elle décide de mettre ses compétences de styliste, sa connaissance du monde de la mode et sa notoriété au service des talents cachés de son pays. Son rêve est de sauver les techniques traditionnelles du pays, et principalement le tissage, et d’en faire un atout économique durable pour combattre la pauvreté du Bangladesh, et promouvoir dans un même temps le patrimoine artisanal et créatif de son pays. Elle ne comprend pas qu’un pays ou l’on sait produire une mousseline si fine qu’un mètre de tissu tiendrait dans une boite d’allumette puisse connaître la pauvreté. Car le Bengal est connu depuis des siècles pour ses tissus d’une finesse incroyable, khadis, jamdanis, et soieries de toutes sortes.

Bibi Russel et ses artisans

Elle créée sa marque « Bibi production » en 1996.  Chef d’entreprise glamour et engagée, elle lance le concept de « mode au service du développement » (fashion for developpement). La même année « Weavers of Bangladesh – Tisserands du Bangladesh »,  sa première collection, est présentée à Paris sous le patronage de l’UNESCO. Deux ans plus tard, elle est invitée avec sa collection, à ouvrir la semaine de la mode à Londres. Un démarrage fulgurant mais pas sans écueils. Elle se bat sur deux fronts, son  pays ou elle tente de rallier des artisans sceptiques quant à la viabilité de son projet, et l’occident qu’elle doit convaincre de la qualité et fiabilité de sa production. Une tâche ardue alors que les inondations record de 1998 qui ont fait un millier de victimes et  30000 sans abris anéantissent presque totalement l’industrie du tissage, en détruisant leurs stocks de soieries et tissus. Mais rien n’arrête Bibi, qui emploie alors son énergie à sauver les artisans tisserand menacés de disparaître.

Bibi Productions

Aujourd’hui, Bibi production emploie des dizaines de millier d’artisans et produit des vêtements et accessoires de mode adaptés à la mode occidentale, mais tout en gardant un esprit Asiatique. Les collections signées Bibi Russell sont des produits de luxe mais qui restent accessibles, car pour Bibi la mode n’est pas une question d’argent. Bibi production intègre aussi une vraie démarche environnementale. Tout est fait main, en matériaux naturels et teintures écologiques. Entreprise durable sous tous ses aspect, Bibi productions fait des émules dans le monde entier, en mettant la mode au service du développement, toujours dans un esprit équitable, écologique, éthique.

En France, Bibi Russell travaille avec Dana Esteline, entreprise importatrice d’artisanat équitable portée par deux autres femmes formidables dédiées à la mode éthique. C’est grâce à elles que vous avez pu découvrir dans a boutique soie Essentielle ces bracelets en fil de soie très colorés imaginés par Bibi.

5 septembre 2015
par Stefanie
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Emma Watson s’engage pour une mode éthique

Nous avons tous admiré son discours d’ambassadrice de bonne volonté de l’ONU femmes, et l’énergie employée à lancer mouvement heforshe de solidarité pour l’égalité des sexes. Actuellement, Emma Watson milite aussi pour une mode équitable et durable. Elle profite en effet de la tournée promotionnelle de son dernier film pour relever le défi du tapis vert, « Green Carpet Challenge », en mettant en avant une mode de luxe éthique. Les tenues et leurs critères de sélection sont décrites sur son compte instagram.

 

Rmma Watson

Emma Watson – Instagram

 

Elle incite ses fans, par le biais des réseaux sociaux, à regarder le film documentaire « the true cost » , sorti en mai dernier, qui révèle l’impact social et environnemental de l’industrie de la mode. Ce film (que je n’ai pas encore vu, honte à moi), couvre toutes les facettes de la « fast-fashion » la mode rapide et non durable, depuis la production industrielle des matières premières telles que le coton, à leur transformation dans des conditions extrêmes pour les employés comme pour l’écologie.

Ce n’est pourtant pas ce film qui a ouvert les yeux de la jeune actrice sur les réalités de la production vestimentaire.  En effet,  Emma s’engage depuis déjà plusieurs années pour une mode éthique. Dès 2010, elle assiste bénévolement la marque équitable People Tree et créée avec eux plusieurs collections de vêtements. Durant ce projet, elle ira en personne au Bengladesh se rendre compte par elle même du contraste entre les bidonvilles de Dhaka habités par les travailleurs du textile « grande consommation », et l’entreprise solidaire « Swallows », fournisseur de Tree people, qui respecte les principes du commerce équitable.

 

 

En 2011, elle signe aussi une mini collection vestimentaire en matériaux écologiques en partenariat avec la styliste Italienne Alberta Ferretti. Une partie des bénéfices des ventes de cette collection capsule est reversée à People Tree.

On applaudit sa volonté de mettre son énergie et sa célébrité au service de ces causes nobles. Espérons que le message passera, que ce soit auprès des consommateurs, que des marques et des producteurs….

4 mai 2015
par Stefanie
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Sac raphia et soie sauvage, artisanat équitable malgache

Envie d’un accessoire ethnique ce printemps? craquez pour ce sac à main en raphia et soie sauvage. Des tons neutres qui se marieront à la perfection avec vos tenues même colorées.

 

sac raphia soie

Sac en raphia et soie sauvage

 

 

Ce sac en matières naturelles a été créé par un des 30 ateliers de la coopérative Hitia Sahaza à Madagascar. Chaque atelier, situé aux alentours d’Antananarivo est spécialisé dans le travail d’une matière première : rabane, bois de palissandre, corne, métal recyclé, pierres. La coopérative permet à plusieurs centaines d’artisans locaux d’accéder à un niveau de vie meilleur. Les employés fournissent un travail de qualité et sont encouragés à participer à la gestion de l’atelier. Hitia Sahaza est une coopérative reconnue commerce équitable qui travaille en « filière intégrée » grâce à des partenaires importateurs tels qu’Artisanat Sel en France.

 

Sac raphia et soie sauvage

Commerce équitable Madagascar

23 janvier 2015
par Stefanie
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Sweatshop – Voyage dans la fabrication de vêtements en Asie

Trois jeunes blogueurs Norvégiens découvrent les conditions de travail et la vie des ouvriers des usines de fabrication de vêtement au Cambodge. Ces vêtements qu’on retrouve dans toutes nos enseignes de mode.

D’habitude, je fais tourner les infos qui me touchent, m’intéressent, via facebook sans passer par la case blog. C’est ce que j’ai fait en voyant un article sur cette série. Et puis j’ai pris le temps de regarder toute la série, pas seulement la bande annonce, et  j’ai  trouvé que ce documentaire qui sort de l’ordinaire et qui fait réagir vaut bien un article perso.

Les vidéos se trouvent en accès libre sur le site Norvégien d’information Aftenposten: Sweatshop : deadly fashion. Sous-titres en anglais.

Un « sweatshop », littéralement boutique de sueur, désigne les « ateliers de misère », les manufactures qui exploitent leurs employés. Deadly fashion, c’est la « mode mortelle »

 

Sweatshop

Frida ouvrière d’un jour

 

En fait de documentaire, il s’agit d’une télé-réalité. Pas exactement mon truc. Mais cette télé-réalité est intelligente et sérieuse, et nous plonge vraiment dans la réalité d’un sujet grave. Durant les 5 épisodes de la série, Frida, Ludvig et Anniken font l’expérience de vivre 24 h comme un ouvrier du textile. Dormir à 4 dans le studio minuscule -« ma salle de bain fait la même taille que toute sa maison » s’exclame Anniken- de Sokty, une ouvrière. Passer une journée à coudre à la chaîne toujours la même chose. Puis essayer de faire un repas pour 10 personnes avec leurs 3 salaires journaliers. Pour finir, ils ont aussi interviewé d’autres ouvriers et des personnes comme Yot, qui luttent pour un salaire minimum qui permette de vivre.

Sokty travaille 7 jours sur 7, mais le dimanche, elle ne travaille que 8h… Presque tout son salaire passe dans la nourriture et le loyer. Les vêtements qu’elle produit, elle n’a pas les moyens de les acheter. Son salaire d’une année pourrait passer dans l’achat d’un seule petite veste. Si les conditions sont telles dans une petite fabrique qui accepte de jouer le jeu du documentaire, on ose à peine imaginer ce qu’il en est des grandes usines qui ferment leurs portes aux journalistes. Une femme témoigne avoir passé 14 ans à toujours faire la même couture sur un vêtement. Une autre parle de sa mère, morte de faim…

On a beau avoir déjà vu des documentaires sur le sujet, voir des jeunes ayant notre niveau de vie en faire l’expérience est beaucoup plus parlant. Alors diffusons, réclamons une production plus éthique, il faut faire bouger les choses.

 

 

 

 

16 octobre 2014
par Stefanie
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Aidons les enfants des Sampaniers du Vietnam

Un petit coup de pouce pour aider à monter une ludothèque pour des enfants défavorisés au Vietnam?

Les sampaniers, peuple flottant, sont un groupe de pêcheurs semi-nomades des lagunes et fleuve du Vietnam qui vivent et travaillent sur leur bateau-habitation, le sampan. Depuis des siècles, les sampaniers vivaient de la pêche, en symbiose avec le fleuve. Mais les ressources s’amoindrissent. Les sampaniers de la rivière des parfums vivotent à présent, d’un peu de pêche et en revendant le sable et le gravier collecté dans le lit du fleuve. Ces familles démunies peinent à envoyer leurs enfants à l’école. Une bonne éducation serait pourtant le tremplin pour les enfants comme pour leurs parents de se sortir de cette situation de précarité.

sampans

Des sampans au Vietnam et Cambodge

L’association Montpelliéraine Les Sampaniers du Vietnam a pour but d’aider Thuy et Jean Garcia, un couple franco-vietnamien habitant Hué, dans leur projet d’aide aux enfants, à travers le parrainage des enfants et la mise en place de structures d’accueil et d’éducation. Parrainer un enfant, c’est lui permettre de poursuivre sa scolarité normalement en subvenant à ses besoins en fournitures, en le suivant, en l’encourageant.

Thuy et Jean, c’est une histoire d’amour sur fond humanitaire. Jean est français, passionné du Vietnam depuis toujours. Thuy est Vietnamienne très impliquée dans l’aide aux nécessiteux. Ils se rencontrent à Hué ou ils sont tous deux intervenants dans un orphelinat. Ensemble, ils montent une agence de tourisme solidaire dont ils utilisent les revenus pour aider les enfants de la région et plus particulièrement les enfants des sampaniers à aller à l’école et à recevoir une éducation qui leur promet un avenir meilleur.

fournitures

Distribution des fournitures scolaires

Grâce à l’aide extérieure apportée par des associations comme les Sampaniers du Vietnam, le nombre d’enfants parrainés a  grandi,  et des projets ont pu être mis en place: construction d’une maison des affections pour accueillir les enfants en situation très précaire sans pour autant les éloigner de leur famille, construction d’une ludothèque pour compléter leur éducation, ce que leurs propre foyer ne peut fournir. Mais une autre maison des affections serait la bienvenue et la ludothèque doit encore être équipée.

La ludothèque

La ludothèque

Pour cela votre aide serait précieuse. Vous pouvez faire un don facilement via le portail Hello-Asso, quelques euros peuvent faire beaucoup si on s’y met à plusieurs. A la place de donner une somme d’argent, vous pouvez aussi donner une minute de votre temps pour regarder une vidéo sponsor, ou pourquoi pas, partager les liens. Il vous suffit de cliquer sur les bannières ci-dessous pour accéder au site de dons.

dons ludothèque

dons sampaniers

Et pour en savoir plus sur toutes les actions grandissantes menées par les Sampaniers du Vietnam, par Thuy et Jean et tous les parrains, pour en savoir plus de leur histoire, rendez-vous sur leurs vitrine virtuelle:

15 octobre 2014
par Stefanie
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Arrêt sur image – par Albert Tran

Vous avez aimé le récit des  souvenirs d’enfance de mon père? Retrouvez sa plume dans un recueil de poésies: « Arrêt sur Image », publié aux éditions Edilivre  et disponible au format papier ou électronique.

Arrêt sur image

 

Arrêt sur image est un bouquet d’images cueillies au cours de voyages imaginaires à la recherche de l’essence des choses aux pays de l’amour, de l’âme et de la sensibilité. Images habillées de paraboles et d’allégories où fantasme et réalité sont fusionnés, où rêves se font désirs, où le merveilleux côtoie l’imaginaire. Que restera-t-il à la poésie si l’on entreprend d’ôter au langage ses formes les plus expressives et les plus suggestives ?

A savourer au coin du feu ou sur une terrasse ensoleillée…